Écoute et impressions :
Les tests d’écoutes ont été effectués à domicile avec les éléments suivants :
– Préamplificateur phono MOON 310 LP Mk2
– Platine vinyle REGA RP 8 & cellule REGA MC Ania
– Lecteur CD YBA Classic Player 2
– Dac – lecteur réseau MOON 280D Mind V2
– Préamplificateur YBA Classic 3 Delta & bloc de puissance YBA 3 Delta / double transformateur 2 x 400 VA
– Ensemble préamplificateur & bloc de puissance QUAD 33 & 303 (évalués ICI)
– Amplificateur casque dCS Lina Amplifier (évalué ICI)
– Amplificateur intégré – Dac – lecteur réseau MOON Compass 371
– Enceintes acoustiques PE LEON Kantor
– Enceintes acoustiques ATOHM Sirocco 1.24 (évaluées ICI)
– Câbles de modulation YBA Glass, ESPRIT Beta 8G & AURA, VAN DEN HUL The Orchid
– Câbles HP YBA Diamond, ESPRIT Beta 8G & AURA, ATOHM ZEF Mini
Pour l’alimentation secteur : filtre secteur LAB12 Gordian & câble de tête Knack Mk2 – 20A, barrettes FURUTECH F-TP 615 et ESPRIT Volta, câble secteur de tête FURUTECH G-314Ag-18E et prise murale FT-SWS-G de la même marque. Câbles secteur ESPRIT Celesta & Eterna, LAB 12 Knack Mk2.
• CD sélectionnés : Jazz på svenska ~ Jan Johansson – Beatles go Baroque ~ Peter Breiner – Midwinter Night’s Dream & A Moveable Musical Feast ~ Loreena McKennitt – The Last of the Mohicans ~ Trevor Jones B.O. du film – Symphonie des Jouets – Léopold Mozart ~ direction : Jean-François Paillard – Vivaldi and Friends ~ Jeannette Sorrell – Jardins d’hiver ~ Lucienne Renaudin Vary & l’orchestre de chambre de Paris – Fellini’s Amarcord ~ Nino Rota – Indiscretion ~ The Curious Bards – Les Égarés ~ Ballaké Sissoko, Vincent Segal, Emile Parisien, Vincent Peirani – Suite Symphonique Opus 60 « Lieutenant Kijé » – Sergey Prokofiev ~ Direction : Yuri Simonov & The Royal Philharmonic Orchestra – The Glory that was Gershwin ~ Frank Chacksfield – Ouverture de Ainsi parlait Zarathoustra ~ Richard Strauss – Meedle ~ PinkFloyd – Quiet Nights ~ Diana Krall – Rive Droite – Rive Gauche ~ Swing Band meets Daniel Huck (Edition Passavant Music) – La Folia de la Spagna ~ Gregorio Paniagua – Barry Lindon ~ bande originale du film – Symphonies N° 5 – 7 – 9 – Ludwig Van Beethoven ~ Rudolf Kempe & Orchestre Philharmonique de Münich – Edition Esoteric – Two Pianos in Hollywood ~ Ronnie Aldrich & London Festival Orchestra – Prodiges ~ Camille Berthollet – Naim CD test Sampler N°6 – Sonates Kk 87 de Domenico Scarlatti ~ piano : Mikhail Pletnev – Dance into Eternity ~ Omar Faruk Tekbilek – Les Marquises ~ Jacques Brel – Toccata & Fugue – Jean-Sébastien Bach ~ transcription et direction d’orchestre : Léopold Stokowski – Les Marquises ~ Jacques Brel – Collaboration ~ The Modern Jazz Quartet with Laurindo Almeida, etc…
• Vinyles sélectionnés : The Secret of Climbing ~ Stephen Fearing – Barry Lyndon ~ bande originale du film Vivaldi – Concertos pour guitare & mandoline ~ Direction : Paul Kuentz – Gershwin & sa musique ~ Frank Chacksfield – Ted Heath Salutes Benny Goodman – Nameless & Stay Tuned ~ Dominique Fils-Aimé – La Folia de la Spagna ~ Gregorio Paniagua – Barry Lyndon ~ bande originale du film – La découverte ou l’ignorance ~ Tri Yann – Concertos Brandebourgeois N° 1,2,3 de Jean-Sébastien Bach ~ The English Chamber Orchestra – Direction Benjamen Britten – Workshop & Down Home ~ Chet Atkins – Shadow Hunter ~ Davy Spillane – A mémorial for Glenn Miller : the original members – « Jalousie » ~ Yehudi Menuhin et Stéphane Grappelli – The Complete ~ Mike Oldfield – Le Vaisseau de Pierre ~ Tri Yann – Toccata et Fugue de Jean-Sébastien Bach interprétée aux grandes orgues par Marie-Claire Alain – Quiet Nights ~ Diana Krall, etc…

Conditions d’utilisation
Pour le présent banc d’essai, l’AC1 a puisé sa source de courant sur le filtre secteur GORDIAN de la même marque.
De « capacité » supérieure au modèle Knack Mk2, l’AC1 est davantage destiné aux amplificateurs intégrés à la forte personnalité. Pour les ensembles dont le préamplificateur ligne et le bloc de puissance sont séparés, je préconise d’avoir recours au Knack Mk2 pour le préamplificateur; l’AC1 étant davantage destiné au(x) bloc(s) de puissance. Etalés sur plusieurs mois au cours de l’année 2025, les tests m’ont permis d’opérer des essais incluant l’amplificateur pour casque dCS Lina Amplifier.
Par ailleurs, les tests effectués avec le préamplificateur phono MOON 310 LP Mk2 ne montre que peu de différences apparentes. On lui préfèrera le Knack Mk2, avec lequel il fait des merveilles.
Couleurs tonales – nature des timbres
De par son insensibilité notoire aux interférences électromagnétiques et radioélectriques, l’AC1 ne vise pas à dénaturer la couleur des timbres des signaux qui transitent par les électroniques qu’il a pour mission de relier au courant secteur. Pour se rendre bien compte du phénomène, il suffit de le mettre en perspective avec un amplificateur pour casque et un casque d’écoute de compétition. Pour la circonstance, c’est l’amplificateur dCS Lina Amplifier et le casque MEZE Audio Elite qui se sont prêtés à l’exercice.

Avec ce genre d’équipement dédié à l’écoute au casque, on ne triche pas. En fait, je n’imaginais pas que cet amplificateur soit aussi sensible à la qualité du courant secteur. Qu’il s’agisse, de pressage vinyles ou de CD, je me suis fais à l’idée que l’AC1 avait une influence sur la définition des hautes fréquences, et surtout qu’il permettait une plus grande excursion vers le bas du spectre. Ce câble ne rajoute et n’enlève rien à la substance sonore. Il permet juste à l’amplificateur pour casques de révéler tout le potentiel musical qu’il peut délivrer.
De fait, la reproduction devient plus naturelle. On se réjouira d’une palette de couleurs riches en évènements, en nuances de toutes natures. Il n’est pas inutile de lire le banc d’essai du dCS Lina Amplifier ICI pour retrouver ses prestations musicales, en ayant à l’esprit que l’analyse a été effectuée en grande partie avec ce câble.
Lab 12 AC1 sera ainsi un partenaire précieux pour assurer un comportement équilibré des timbres. Pas de fausses notes ou de débordements sur les vocaux, les instruments acoustiques, mais une justesse des timbres qui favorise le détourage des notes et la transparence. Avec les bons « pressages » vinyles et des CD de qualité, on obtient une substance « goûteuse », pétillante et une transparence absolue. Cette dernière s’apparente au silence de fonctionnement autours des instruments et des voix.
Ouverture
Si l’AC1 est plutôt destiné à des électroniques « amplificatrices », son efficacité peut être appréciée avec certains préamplificateurs. Son association avec un bloc de puissance à la forte personnalité induit un apport bien plus significatif, notamment en matière d’ouverture. Dans le cas présent, le bloc de puissance YBA Classic 3 Delta a été relié au secteur avec ce câble et le préamplificateur YBA Classic 3 Delta a trouvé un partenaire idéal avec le Knack Mk2 pour former un ensemble cohérent.

Par ouverture, je m’appuie sur la structure et l’organisation de la scène sonore. Celle-ci laisse passer un message sonore plus complet en informations. De facto, si l’ampleur, au sens le plus large du terme, est validée (et elle l’est), le contenu du message musical gagne en nuances de tous ordres. Parmi elles, je peux citer pour l’exemple les fins de phrases qui s’éteignent de façon prolongée. La musique est ainsi plus propre, épurée, et à fortiori, plus naturelle. L’AC1 est un excellent régulateur de courant. Celui-ci contribue à donner une image sonore d’une excellente stabilité. Je dirai qu’avec lui l’expression va de l’avant.
Dynamique – réactivité – rigueur
Si ce câble n’a eu que peu d’effet sur le préamplificateur QUAD 33, il a, en revanche, permis au bloc de puissance QUAD 33 de trouver ses marques en lui donnant un « coup de fouet » supplémentaire. C’est donc bien ce câble qui a permis d’évaluer les capacités de réaction de l’ensemble QUAD 33 & 303 évalué ICI et d’en tirer les conclusions décrites dans le banc d’essai. Je précise également qu’en matière de dynamique, que la différence avec un câble ordinaire va dans le sens de la réactivité, également relevée avec les autres électroniques dCS, YBA et MOON.

Dans la globalité, ce câble laisse les électroniques chargées de fournir des ampères se libérer. Du coup, le degré d’expression global est plus convainquant. Certains effets de lenteur semblent avoir disparu au profit d’une restitution plus vivante et donc plus dynamique. Il arrive parfois que sur certains enregistrements, écoutés à fort niveau, il réside parfois une sorte de confusion ou de « brouillage ». Celle-ci prend plus ou moins de signification selon les créneaux horaires et les variations du courant. L’AC1 met un peu d’ordre dans tout ça. En d’autres termes, l’utilisation de ce câble contribue grandement à renforcer la rigueur des appareils bien conçus et « pointus » et, en quelque sorte, à les stabiliser.
Tout comme le modèle Knack Mk2, mon attention a été retenue par le gain en souplesse sur les charges complexes et les montées en puissance. Celles-ci se déroulent de manière plus spontanées.
Scène sonore – spatialisation
Sur le plan de la spatialisation, le nouvel amplificateur intégré MOON Compass 371 est totalement exemplaire. Cependant, comme tout amplificateur de haut de gamme, il est sensible aux « dérives » et aléats du courant secteur. Aussi, il y a lieu de lui soumettre un câble de secteur qui lui permettra de muscler la reproduction musicale. J’avoue que, ici, l’effet est immédiat et particulièrement probant.

Si, de surcroît, on branche l’amplificateur via l’AC1 au filtre secteur LAB12 Gordian, alors la partie est gagnée. Cet amplificateur décuple alors ses forces et propose un agencement de la scène sonore qui mérite d’être souligné. L’amplificateur est généreux sur tous les points, mais cette mouture Lab 12 renforce l’étoffe. La présentation holographique s’étend avec une scène sonore d’une largeur incroyable. Ce câble ne se borne pas à favoriser l’extension en largeur. Le centre de la scène sonore est tout aussi bien documenté. Cela laisse un vaste place aux mouvements des interprètes qui ne sont pas figés lors de la prise de son. L’étagement des plans est plus marqué. Aussi, il est agréable de pouvoir distinguer les instruments ou groupes d’instruments et voix de premier plan de ceux de second ou troisième plan; nous y reviendrons dans un banc d’essai dédié. Toujours est-il que sur ce chapitre, la reproduction ne manque pas d’aération et se montre en parfaite harmonie avec l’amplificateur « mis en perspective ».
Sens de l’expression – plaisir de l’écoute
• Nameless ~ Dominique Fils-Aimé (vinyle 30 cm / 45 tr/m)
• Jean-Sébastien Bach : œuvres pour grandes orgues ~ Marie-Claire Alain (vinyle)
• La Folia de la Spagna ~ Gregorio Paniagua (vinyle & CD)
• Barry Lyndon ~ bande originale du film (vinyle & CD)
Pas de « gros son », mais une musicalité où la finesse des électroniques reliées ont montré l’élégance qui les caractérise. Après 6 moins d’utilisation permanente, j’en conclus que l’AC1 ne modifie en rien la nature des timbres, ne tronque pas la dynamique, ne réduit pas l’espace sonore. De plus, il préserve la fluidité propre à chaque appareil. Ainsi, il s’inscrit dans la philosophie de son petit frère Knack Mk2.
Même s’il n’est pas forcément destiné à des « vecteurs » de signaux faibles comme les sources, il n’est en rien exclu de l’associer à des amplificateurs en aval qui ont du tempérament. A ce titre, l’écoute de disques vinyles prend alors du sens. C’est pour cette raison, que j’ai repris en référence les 4 albums vinyle et CD sélectionnés pour le Knack Mk2.

La voix de Dominique Fils-Aimé gagne en réalisme, c’est indiscutable. Elle devient même bluffante lorsque l’écoute s’effectue au casque. La texture charnelle et suave est renforcée. Le gain en proximité avec l’auditeur est plus réaliste. Le contraste avec les quelques percussions et la contrebasse débouche sur un relief vraiment plaisant. Le focus sur les interprètes au sein du studio d’enregistrement est plus évident.
Le sonorité de la contrebasse est absolument délicieuse. Sa présence « renforce » en quelques les thèmes vocaux. Sa « corpulence » et la lisibilité de la ligne mélodique sont simplement magiques.
La révélation se manifeste par l’écoute des œuvres pour grandes orgues de Jean-Sébastien Bach interprétées par Marie-Claire Alain. Ce disque vinyle devient transcendant. Ce câble nous aide à entrer en contact avec les œuvres du compositeur. Les phrases musicales qui s’échappent de chaque tuyau d’orgue sont nettement plus affutées. Elles respirent encore mieux l’authenticité et apportent un souffle supplémentaire à cette excellente interprétation. Les mélomanes puristes ne s’y tromperont sûrement pas !
La Folia de la Spagna ne m’a, et de loin, pas laissé de marbre. Qu’il s’agisse de la version vinyle ou de la version CD, j’ai eu un immense plaisir à constater que chaque instrument était « décortiqué » avec perfectionnisme. Cela donne accès à foule de détails. Aucun amalgame n’a été décelé : l’excellente définition attribuée à l’utilisation de ce câble joue un rôle déterminent pour « individualiser » la ligne mélodique propre à chaque instrument; cela s’entend distinctement et contribue à leur donner une texture fruitée, pétillante, tout en éliminant toute forme d’agressivité.
Ce câble ne joue pas les magiciens. Il a été conçu pour seconder des amplificateurs, et, pourquoi pas, des sources qui ont des choses à raconter. Le cas échéant, il pourrait jouer un rôle efficace avec des électroniques parfois « coincées ». En tout état de cause, si je me base sur les quatre tests longue durée auxquels ce câble a participé, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’échapper à cette sensation d’émotion qui me tient tant à cœur.
Les différentes « pièces musicales » rassemblées sur la bande originale du film Barry Lyndon ont retenu terriblement toute mon attention, et surtout m’ont fait frissonner de plaisir. La surprise fut d’autant meilleure que cet album me sert de référence depuis 20 ans et que j’en connais les moindres « recoins ».
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Conclusion :
Le modèle AC1 n’est pas une référence de plus dans la jungle des câbles d’alimentation. Son efficacité est même redoutable en regard de son prix abordable. La collaboration avec la Société Signal Projects a porté ses fruits, peu importe la technologie employée. Ce qui essentiel est son influence sur le rendu final.
L’AC1 permet aux amplificateurs de « s’émanciper » et de contourner les imperfections du courant secteur. Je le recommande grandement !

Prix en 1,50 mètre : 680 € (01/2026)
Prix en 2,00 mètres : 870 €
Prix en 2,50 mètres : 1060 €







































