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Amplificateur intégré
Origine : Japon
Assemblage : Chine
Puissance : 2 x 30 Watts / 8 Ω
Puissance : 2 x 40 Watts / 4 Ω
Réponse en fréquences entrées ligne : 10 Hz à 100 kHz (-0,5 dB, +0 dB)
Réponse en fréquences entrée phono MM : 20 Hz à 20 kHz (-0,5 dB, +0 dB)
Rapport signal / bruit entrées ligne : 90 dB
Rapport signal / bruit entrée phono : 80 dB
Taux de distorsion : < 0,03 %
Facteur d’amortissement : 80
3 entrées Ligne RCA
1 entrée phono MM
1 sortie casque jack 3,5 en façade
Les années défilent, la HI-FI évolue, des marques apparaissent, d’autres disparaissent, mais ROTEL reste bien présent dans le paysage audio international. Avec plus de 60 ans d’existence, la marque Japonaise – qui entre temps a changé de mains – reste plutôt prisée pour les prestations musicales de ses produits et leur tarifs accessibles.
Même, si ROTEL renoue avec le très haut de gamme, via MICHI, le constructeur n’a pas oublié les audiophiles dont le budget n’est pas extensible. Par ailleurs, ROTEL a su prendre les bons virages en dévoilant des produits plus compacts au design innovant tels que le DX3, DX5, Q430. De plus, le constructeur est l’un des rares à proposer encore une palette assez large de lecteurs CD intégrés.
A l’été 2024, c’est le seuil de gamme qui a été revisité. Le résultat s’est matérialisé par l’amplificateur intégré A8 commercialisé à un prix ultra compétitif. Nous verrons plus loin sur quels éléments portent les économies réalisées pour arriver à un prix de 400 €.
La face avant n’a rien de captivante. Elle reprend le visuel, un peu « vieillissant », auquel nous sommes habitués depuis de nombreuses années. L’épaisse façade arbore le minimum de fonctions vitales comprenant aussi des réglages tonalités séparés agissant ±6 dB à 100 Hertz pour le grave et ±6 dB à 10 kHz pour l’aigu. Le constructeur n’a pas oublié le réglage de balance, bien utile pour la lecture des disques vinyles.
Pas d’afficheur, seules quelques Leds indiquent le niveau de volume sonore et l’une des quatre entrées sélectionnées. L’A8 partage sa télécommande avec un lecteur CD. Cette interface utilisateur assure le réglage de volume et la sélection des sources.
Oubliez toute section Dac et / ou lecteur réseau, cet amplificateur est 100% analogique. Il se distingue seulement par son entrée phono MM et une prise casque jack 3,5 en façade.
Sous le capot, on reconnaît immédiatement l’architecture ROTEL avec une seule carte qui rassemble tous les composants électroniques et l’alimentation généreuse à base d’un transformateur toroïdal d’une valeur d’environ 110 VA fabriqué par ROTEL épaulé par des condensateurs de filtrage dont la valeur n’est malheureusement pas connue !
Ce qui est certain est que ce sont des composants discrets qui, ici, ont été retenus pour « soutenir » l’électronique à la configuration asymétrique et 100% analogique. Tradition oblige, l’étage de sortie s’appuie quatre transistors à haut rendement fonctionnant en Classe AB.
L’unique carte prend place au sein d’un châssis en tôle pliée dont l’épaisseur est à peine supérieure à celle d’une feuille de papier. Il s’agit d’une économie qui ne va pas dans le sens d’une réduction des phénomènes vibratoires. Heureusement que la face avant en aluminium de 2,5 millimètres contribue à renforcer la base. L’ensemble repose sur quatre pieds en matière synthétique assurant le découplage minimal.
L’arrière se pare de quatre entrées analogiques : trois sont prévues pour des sources haut niveau et une pour accueillir une platine vinyle à cellule MM. Cette dernière a une sensibilité de 50 mV et une impédance de charge de 40 kΩ répondant aux caractéristiques d’un bon nombre des cellule à aimant mobile disponibles sur le marché.
Quatre bornes HP de qualité moyenne acceptent les fiches bananes, les fourches et câbles nus de section moyenne. Le A8 ne dispose pas de fiche secteur IEC : comme à la bonne vieille époque, le cordon est prisonnier du châssis. Il est cependant recommandé d’être attentif à la phase secteur en opérant alternativement des essais d’écoutes en inversant la fiche secteur – l’A8 y est un peu sensible.
Enfin, le dos de l’appareil stipule clairement « Made By Rotel in China ». Ceci explique aussi un coût de revient « plancher ». Même si c’est très honnête que d’afficher clairement cette précision (d’autres constructeurs ne font pas cette démarche), il faut reconnaître que ça fait un peu désordre. Il faut toutefois admettre que l’assemblage est proprement réalisé. Le câblage interne est réduit à sa plus simple expression.









































