Sélection de CD, vinyles & albums dématérialisés
juin 2026
• Musique classique
« Miniatures »
Hugues Borsarello & l’orchestre National de Bretagne
(album CD & dématérialisé)

Le violoniste français Hugues Borsarello puise ce programme de Miniatures dans le répertoire de son instrument et dans les grands airs d’opéras transcrits pour violon et orchestre. Son idée est de raconter une histoire française de la musique sur trois siècles, sous la forme de petites pièces ». La Marche pour la cérémonie des Turcs de Lully côtoie des airs de Bizet, Saint-Saëns ou Offenbach, la Gymnopédie n°3 de Satie et l’Ave Maria de Gounod… Toutes ces musiques universelles « conviennent parfaitement à l’âme du violon » dit ce violoniste de grand talent.
Pour cet album, il est rejoint par de prestigieux invités : le violoncelliste Gautier Capuçon pour le Duo Brillant de Vieux temps, le guitariste Thomas Dutronc pour le célèbre Nuages de Django Reinhardt, ainsi que le pianiste Frank Braley…
L’Orchestre National de Bretagne sous la conduite d’Adrien Perruchon ajoute un ton exquis à ces interprétations à la portée de tous.
Si je ne devais retenir qu’un seul morceau, ce serait « Je crois entendre encore » tiré de l’Opéra de Georges Bizet « Les pêcheurs de perles » dans une version instrumentale qui donne le frisson !
• Musique du monde
« Legends »
Camille Berthollet
(album CD, vinyle & dématérialisé)

Initialement « formatée » pour la musique classique, Camille Berthollet s’est essayée à plusieurs répertoires aussi divers que variés en duo avec sa sœur Julie Berthollet.
Cette fois, la jeune « Prodige » de 2015 explore un nouveau répertoire. Accompagnée, entre autres, au piano et claviers du talentueux arrangeur Johan Daalgard entre dans l’univers de la musique celtique et même un peu au delà.
Entre ballades irlandaises et bandes originales de films cultes (Le dernier des Mohicans, Titanic, La leçon de piano), en passant par Sting, les Cranberries, U2, Enya ou encore Secret Garden, Camille Berthollet nous livre dans ce nouvel album solo 16 titres où l’émotion et la virtuosité ne font qu’un.
Qui dit musiques celtiques, dit aussi un accompagnement bien choisi où se mêlent la guitare, la mandoline, le bouzouki, la flûte irlandaise, le bodhran et naturellement le Uilleann pipes.
Enregistré dans un ancien monastère en Bretagne, découvrez à travers ce programme les dialogues intimes entre Camille, son violoncelle, son violon et la musique celtique. Quelques clins d’œil à Alan Stivell, aux Pogues etc… suggèrent une adhésion totale à ce répertoire. Même si ce n’est pas l’album de l’année, ce dernier mérite que l’on s’y attarde tant sur le plan artistique que sur la prise de son.
• Jazz
« Jazz Instrumental Music »
New York Lounge Quartett
(album dématérialisé)

En furetant un peu sur Qobuz, je suis tombé par hasard sur cet album de Jazz Instrumental dont les interprètes me sont strictement inconnus. Reprenant des « standards » de la musique de jazz, ce quartet nous propose une interprétation séduisante, plaisante, sans faux pli et toujours agréable à écouter.
Sans se mentir, tout l’album n’est pas forcément miraculeux. Cependant, il procure du plaisir, d’autant que la prise de son est remarquable et le mixage fort bien réalisé, à tel point que l’on s’en servir comme « album étalon » pour juger du potentiel de son équipement audio.
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« Le Monde Instrumental »
Alain Goraguer
(album CD & dématérialisé)

Voici une découverte – pour moi une redécouverte. Alain Goraguer est un compositeur, arrangeur et musicien français. Il a signé une partie de son œuvre sous les pseudonymes de Paul Vernon et Milton Lewis.
Pianiste de jazz, il est connu pour ses talents d’arrangeur musical. Il a également composé de nombreuses musiques de films. Son nom est associé aux grands noms de la chanson française, dont Serge Reggiani, Boris Vian, Boby Lapointe, Jean Ferrat, Serge Gainsbourg, Salvatore Adamo et France Gall pour qui il réalise des arrangements orchestraux. Il est aussi connu à Saint-Germain des près où il accompagne la chanteuse Simone Alma. On peut trouver quelques rééditions dans les collection Jazz & cinéma et Jazz in Paris.
Cette rétrospective de 3 CD revient sur les jeunes années du compositeur et met en lumière les premiers enregistrements (ou pseudonyme) d’un monde libre de ses « factures chansons » musique de jazz.
Une partie de ce triptyque est consacré à des interprétions au piano. Il est accompagné d’un drums et d’une contrebasse. L’autre partie ressemble une grande partie de ses musiques de films. A l’écoute, nous sentons une maîtrise totale du piano jazz. Quelques improvisations, pas trop « décalées » sont savoureuses. L’interprétation se hisse, à mon sens, au niveau des plus grands noms du jazz.
Nous aurons aussi plaisir à retrouver ses musiques de films des années 50 / 60. Les enregistrements d’époques sont de bonne qualité, même si certains sont monophoniques. Je recommande cette sélection en CD ou mode dématérialisée, qui a une valeur plus que sentimentale.
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