Écoute et impressions :
Les tests d’écoutes ont été effectués à domicile avec les éléments suivants :
– Lecteur CD YBA Classic Player 2
– Préamplificateur YBA Classic 3 Delta & bloc de puissance YBA 3 Delta / double transformateur 2 x 400 VA
– Enceintes acoustiques PE LEON Kantor & RECITAL AUDIO Mutine
– Casque d’écoute AUDIO-TECHNICA ATH-A2000Z & SENNHEISER HD-430
– Câbles de modulation YBA Glass et ESPRIT Beta 8G
– Câbles HP ESPRIT Beta 8G & YBA Diamond
Alimentation secteur : barrette FURUTECH F-TP 615 et ESPRIT Volta, câble secteur de tête FURUTECH G-314Ag-18E et prise murale FT-SWS-G de la même marque. Câbles secteur ESPRIT Celesta & Eterna et LAB 12 Knack Mk2 et AC1.
• CD sélectionnés & extraits dématérialisés : Chambre avec vue ~ Henri Salvador – Yehudi Menuhin & Stéphane Grappelli plays Gerschwin, Berlin, Porter, Rogers, Hart and others – Dance into Eternity ~ Omar Faruk Tekbilek Naim – Naim Sampler N°6 – Vivaldi and Friends ~ Jeannette Sorrell – Les Égarés ~ Ballaké Sissoko, Vincent Segal, Emile Parisien, Vincent Peirani – Golden Brown ~ The Stranglers – Take Five ~ Dave Brubeck Quartet – Mademoiselle in New-York & The Voice of the Trumpet ~ Lucienne Renaudin Vary & BBC Concert Orchestra – Nameless ~ Dominique Fils-Aimé – We Get Requests ~ Oscar Peterson trio – Ainsi parla Zarathoustra : Richard Strauss ~ Direction Lorin Maazel – Indiscretion ~ The Curious Bards – In The Army Now ~ Status Quo – Sonate Kk 87 ~ Domenico Scarlatti ~ clavecin : Trevor Pinnock – Russians ~ Sting – The Incomparable Jérôme Kern ~ Frank Chacksfield Orchestra & Chorus – Jazz på svenska ~ Jan Johansson – La Folia de la Spagna ~ Gregorio Paniagua – Quiet Nights ~ Diana Krall – Swinging Safari ~ Bert Kaempfert – Les Marquises ~ Jacques Brel – Balalaïkas Favorites ~ Osipov State Russian Folk Orchestra – The Last of the Mohicans ~ Trevor Jones B.O. du film – Meedle ~ Pink Floyd – Slavonic Dances ~ Anton Dvořák ~ Minneapolis Symphony Orchestra : Direction Antal Dorati – « Prodiges » ~ Camille Berthollet – etc…

Écoute au casque
A brûle-pourpoint, l’écoute au casque est loin de « mettre le feu ». Ce produit, destiné avant tout à l’écoute au casque, ne fait pas tellement mieux que les sorties dédiées implantés sur les amplificateurs intégrés de la gamme Classic NAIT. De plus, pour autant que je m’en souvienne, les prestations musicales sont tout de même éloignées de celles de l’amplificateur Headline évoqué ci-avant.
• La nature des timbres ne me semble pas totalement réaliste. Sur un bon nombre de séquences, la reproduction apparaît sèche et décharnée sur le haut du spectre. Les essais avec le casque Audio-Technica ATH-A2000Z sont loin d’être satisfaisants. La mise en œuvre du casque Sennheiser HD-430 ne donne pas des résultats supérieurs. Aussi, je n’ose pas imaginer une adéquation optimale avec un casque Meze Audio.
Sur l’intégralité des « plages » écoutées, j’ai senti un haut du spectre surligné. L’analyse du message sonore est toutefois bonne. Elle aboutit à une belle transparence bien présente sur les fréquences médium – notamment les voix – mais, les fins de phrases mettent en avant les « sifflantes » sur les « S ». Je comprends mieux pourquoi la société mère FOCAL préconise ses propres casques.
Le registre grave trouve mieux ses marques. Il descend suffisamment profondément pour explorer les soubassements. Les jeux de contrebasses sont bien définis, lisibles et dégraissés. Les percussions adoptent une restitution organique et pleine. Celle-ci est adaptée aux grandes symphonies pour rythmer la partition.
• Question fluidité, je ne pourrais émettre une petite réserve sur le déroulement des phrases musicales. Le comportement reste en conformité avec la philosophie NAIM.
• L’étendue de la scène sonore ne se limite pas à la diffusion focalisée sur chaque transducteur. La séparation des canaux est bien marquée et, de surcroît, le centre de l’espace sonore est, lui aussi bien documenté. Cela permet d’obtenir une musicalité ample, aérée où chaque instrument ou groupe d’instruments trouve une place en adéquation avec la prise de son. Toute chose égale par ailleurs, le format holographique n’est pas aussi dimensionné si on le compare avec d’autres amplificateurs casque de renom.
• Pour ce qui a trait à la dynamique, l’Uniti Atom Headphone Edition « fait mouche ». Il a le répondant nécessaire pour rendre la musique vivante. Son alimentation doit jouer un rôle important sur ce « volet ». Ses capacités de réaction sont, en valeur absolue, inattaquables. Toutefois, j’observe que cette rapidité d’exécution ne profite au haut médium / aigu, qui décidément nuit à un équilibre tonal de bon ton. Aussi, je n’insisterai pas trop sur le côté rigoureux, dans la mesure où, à la longue, l’écoute peut devenir « pesante », surtout si l’on monte le volume sonore.

Écoute en « ligne »
Inséré comme source à part entière dans un système HI-FI qualitatif, les affaires s’arrangent. Nous retrouvons le « coup de patte » musical dont NAIM nous avait habitué par le passé, incluant le « tout-en-un » Uniti Nova dont vous pourrez lire ou relire le banc d’essai détaillé ICI.
La texture des timbres reflète une musicalité riche en détails sur toute la bande de fréquences audibles. Les registre aigu / médium traduisent une belle clarté, et un équilibre subjectif qui tranche sensiblement avec celui perçu lors de l’écoute au casque. Les excès constatés sont gommés, laissant davantage de place à la pureté de reproduction. Je trouve même que la transparence est supérieure.
Les vocaux ainsi que les cuivres sont plus « policés ». Le violon adopte cette fois une coloration boisée d’un effet plus vraisemblable. Le très bon grain que l’on perçoit sur le violon et le violoncelle est, en tous points, pertinent : il donne une gageure supplémentaire à la reproduction musicale.
Le registre grave est plus profond que celui délivré lors de l’écoute au casque – ce qui est normal. A titre indicatif, je l’évalue approximativement au niveau de celui de l’amplificateur intégré Nait 5. Loin de descendre à des valeurs abyssales, il ne démérite pas sur des jeux de contrebasse. La petite surépaisseur propre aux produits NAIM est toujours présente, mais ne nuit pas au suivi mélodique, aux articulations, à la vibration des cordes et, finalement, à ce côté organique si familier.
Sur le plan de l’étendue de la scène et de l’espace sonore, l’Uniti Atom Headphone Editionest correctement placé. Si l’espace sonore n’a rien de géant, nous assistons tout de même à une présentation généreuse en largeur et en hauteur. Elle plaide en faveur d’une reproduction aérée. Je n’ai eu aucune peine à cibler chaque instrument, chaque voix. Ce « petit » appareil arrive facilement à contourner les méandres d’une masse orchestrale bien fournie. Les différents plans sont bien étagés. Toutefois la profondeur de champ est plus limitée si on la compare avec d’autres produits NAIM.
Comme tout produit NAIM qui se respecte, l’Uniti Atom Headphone Editionest est, en sa qualité de source numérique, un produit dynamique en soi. Il trouvera sa place au sein d’un système audio expressif – pas de doute : c’est un NAIM pur jus. Il est vraisemblable que son alimentation contribue gérer les grands écarts de dynamique avec brio.
Aucun cafouillage, approximation, ou distorsion de viennent perturber le bon déroulement des phrases musicales. Cette rigueur et cette aptitude à réagir promptement contribue à reproduire des sonorités propres, précises et sans approximation. Celles-ci favorisent, au passage, un détourage des instruments et des voix aux contours nets. De surcroît, quel que soit le niveau sonore, incluant l’écoute au casque, nous sommes assurés d’obtenir une image sonore stable.
Séquence plaisir d’écoute & émotion – sens de l’expression
Le plaisir de d’écoute au casque est loin d’être optimal, quels que soient les styles de musiques sélectionnés. Ou alors, il sera nécessaire de rechercher un casque qui soit compatible et qui vise à adoucir les timbres. L’utilisation d’un casque pourvu de la prise XLR pourrait combler certains manquement; une possibilité à ne pas glisser sous le tapis.
Pour l’écoute en mode source, il est en tout autrement. L’Uniti Atom Headphone Editionest peut entrer allègrement en compétition avec lecteurs réseau / dac de sa catégorie, voir même de prix supérieur.
Pour ma part, j’ai été ravi par cette écoute plus « apaisée » si je puis dire. La communication avec l’auditeur est établie. Le message est reçu 5 sur 5. Qu’il s’agisse d’extraits musicaux issus d’une plateforme de Streaming ou d’un lecteur CD, la beauté des interprétations ressort de telle façon à ce que l’émotion qui en découle touche vraiment l’auditeur. Le message est fort bien documenté avec un surcroît de « petits plus » qui génèrent un frisson de satisfaction qui met du baume au cœur.
J’ai été attentif à la manière dont l’appareil cernait les articulations, nuances qui sont censées rendre la musique plus variées. Aucun doute sur ce point : l’Uniti Atom Headphone Editionest ne les ignore pas et en vous fera profiter à travers musiques que vous affectionnez.
Certes, le logo vert pomme a laissé sa place à un logo noir & blanc, mais la philosophie musicale de la section dac – lecteur réseau demeure intacte. Même si l’absence de neutralité absolue n’est pas encore à l’ordre du jour, le possesseur de ce produit y trouvera un degré de satisfaction élevé.
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Conclusion :
A l’évidence, l’Uniti Atom Headphone Editionest s’inscrit davantage comme une source numérique que comme un ampli casque tel que NAIM l’avait pensé en réalisant le Headline.
L’écoute au casque ne répond pas exactement à mes attentes. Je dois avouer une certaine déception qu’heureusement la fonction Dac – lecteur réseau – préamplificateur, si musicale soit-elle, parvient partiellement à compenser.

Prix : 2600 € (02/2026)








































